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Début de saison 2026 “Light weight baby”

Dernière mise à jour : 11 mai

Ce début de saison restera clairement gravé dans ma mémoire et pour cause : en l’espace de quelques sorties, j’ai eu le droit à un condensé d’émotions qui ne laisserait personne indifférent.


On le sait tous, la “reprise” est toujours quelque chose de fort, quels que soient nos

résultats. C’est comme si la pause hivernale, équivalente à une période de jachère en

agriculture, offrait le pouvoir d’une renaissance des sensations.

Le mot renaissance est peut-être fort, mais tout semble plus beau, plus fort, plus intense… et ce, particulièrement au printemps, lorsque chaque journée témoigne du réveil de la nature.


Un homme qui fait un signe "peace" avec ses doigts.

C’est dans cet état d’esprit et de contemplation que je rejoins le bord de l’eau suite à un

week-end très ensoleillé de ce début du mois de mars.

Un week-end bien chargé, en mode Brakassoif.

Le programme étant:

  • Une assemblée générale avec les Brakassés,

  • Deux jours “d’exposition” au salon de la carpe organisé par pecheur.com

  • Et l’anniversaire du S qui fêtait ses 40 ans la veille du salon.


Bref, un week-end à faire sauter des neuronnes!


Merci encore à Adrien pour son accueil chaleureux dans son chalet.

Sans lui, on serait arrivés encore plus en retard sur le stand le samedi :).


Ces quelques jours passés avec les copains à parler poissons, poissons et encore de poissons m’ont mis la chauffe ! De plus, j’ai eu l’occasion de rentrer avec de nouveaux bonbons de chez Wild Product, et notamment un échantillon de la

nouvelle “Wild” dont l’équipe n’arrête pas de vanter les mérites.


On est donc début mars, je dois encore attendre quelques semaines avant d’avoir des congés, mais j’ai la chance de pouvoir faire quelques flashs nights entre les journées de boulot, pas très loin de mes chantiers.

L’occasion parfaite d’aller me coller le pif dans les étoiles et de tester ces nouvelles boulettes qui puent le fion, comme dirait “Big D”.


Je me loupe deux ou trois fois avant de taper dans le mille. Deux touches dans la nuit pour un poisson correct et un autre “Very beaucoup très correct mon chef !”

Une touche 15 minutes avant le réveil me propulse dans mon petit zod de 180 cm pour y pratiquer un long bras de fer avec une miroir massive qui me rabaisse au rang de gros flotteur à brochet pendant plusieurs minutes…

Quelle joie de revoir ce vieux poisson qui semble avoir bien profité de l’hiver.


Un homme qui tient une carpe miroire de trois quart et dans l'eau.

Pas de peson avec moi pour vérifier l’évolution de son poids, mais il n’y a

aucun doute possible concernant le fait qu’il y ait plus de gras sur sa carcasse que la

dernière fois.

“Allô boss, je vais devoir décaler mes rendez-vous ce matin car il y a des valses qu’on ne peut repousser…”


Malgré une eau encore “gelée”, la saison est bel et bien lancée !

Les journées/semaines passent et je continue à entretenir la zone quand mon planning me le permet.


Le peu de monde présent sur les berges à cette période me permet de travailler sur l’ordi tranquillement, alors autant le faire au bord de l’eau plutôt qu’enfermé au bureau.


Malgré ma présence régulière, les résultats restent assez discrets, jusqu’à une dernière nuit partagée avec mon pote Arthur juste avant les vacances. Une nuit qui nous offrira une belle commune qui viendra conclure cette première phase d’échauffement proche de la maison.


Le tournant


Les vacances arrivent, et avec elles une vraie opportunité : plusieurs jours complets à consacrer à la pêche, une occasion à ne pas laisser passer pour beaucoup d’entre nous. Après plusieurs échanges avec Dylan “Small D”, qui me dit : “Non c’est nul, nul et encore nul !!” à l'coute des destinations que je propose, je décide de sortir de ma zone de confort

pour aller me frotter à un bon gros morceau.


Un bateau pneumatique ancré, devant une berge boisée, en pleine journée sur une eau couleur émeraude.

Nouvelle destination, nouveau défi, tout est à construire… J’y vais mais j’ai peur !

Dès mon arrivée, le ton est donné : immensité, incertitudes, pas un poil de stratégie… Heuuuu, par où je commence moi, à droite ou à gauche ?


Je démarre sans repérage, en enchaînant les postes.

Les premières tentatives sont infructueuses, même sur les zones qui sentent le poisson.


La garderie s’en mêle et me vire de mon dernier spot qui me semblait vraiment prometteur… Quelle merde ! Il est nul ton plan, le D !


Je ne lâche rien pour autant et continue de chercher, d’observer, jusqu’à trouver enfin une zone avec de l’activité.

Première nuit : silence radio !

Deuxième nuit, pareil ! Je doute, mais j’insiste car j’ai quand même vu un bazar plus gros que les autres sur le plateau avant de m’installer.


La veille de mon anniversaire, un premier départ survient en pleine journée, me redonnant confiance. Puis, vers 3 h du matin, la même canne s’emballe à nouveau.


J’entame le combat du bord car la zone me le permet.

C’est lourd… puissant…


Très vite, je comprends que ce poisson est différent.


Après plusieurs minutes à tenter de maîtriser ma montée d’adrénaline, j’aperçois le dauphin dans le faisceau de ma frontale…

Non d’un pétard, faut pas la louper celle-ci !!!!


Encore quelques minutes de stress et je finis par faire entrer dans le triangle cette longue commune massive… Une wildie XXL…

Une carpe sauvage tout simplement exceptionnelle !


Un homme qui tient une grosse carpe commune dans l'eau.

Quelques heures plus tard, Arthur me fera grâce de son déplacement, armé d’un bon

gros Kodak pas jetable et d’un peson d’homme.


Lorsque je sortis le poisson du sac, ses mots furent : “Hooo mais quel fish !!!! Mon gros tu t’es gavééééé !”,


Un moment partagé également en visio avec le copain Guigui qui signera l’instant par son traditionnel “chachéfait”.

La technologie, ça a quand même du bon pour ce genre de conneries.


S’ensuit une séance photo inoubliable dont les clichés auront le pouvoir de me faire revivre ces émotions probablement jusqu’à la fin de mes jours.


Cette escapade en terre inconnue aurait pu se terminer sur cette magnifique note, mais en tant que jeune Brakassé encore en rodage, il fallait bien une ombre au tableau un peu plus significative qu’un vulgaire coup de pression de la garderie.

Mon beau moteur Mercury tout neuf, gagné lors d’un enduro, a décidé de partir

sur Namek après seulement une dizaine d’heures d’utilisation.


Les copains m’avaient prévenu… Mais bon, il n’avait pas de rayure et brillait carrément au soleil…


Hélas, je n’ai pas été attentif aux MST… Le “S” me dit à l’oreillette que ça lui rappelle la mère d’un pote… Mais ceci est une autre histoire ...


Une photo de tête de carpe qui ressemble à un  hippopotame (d'après ma chérie).

Deuxième round


Après un bref retour à la maison, je repars de plus belle.

Nouveau spot, nouvel objectif.


Le début est très compliqué : aucun signe d’activité, des heures de repérage pour rien.

Cependant, à force de persévérance, je finis par trouver une zone intéressante.

Je décide alors de changer d’approche. Finie la pêche au spot, je mise tout sur l’amorçage large, quel que soit le risque.


Le lendemain matin, je fais confiance à mon instinct et retourne sur la zone.

Les heures passent, maistout est très calme…

De quoi laisser légèrement le doute planer…

Lorsqu’arrive enfin le départ tant attendu.

Là, on passe un step en termes de violence, d’autant plus que cette fois je pêche en embarqué et que mes appuis sont moins solides que sur la terre ferme.


Le contact est brutal, le combat intense…

Pas de doute, ce n’est pas un spectacle pour les enfants !

Le poisson ne me laisse aucun répit, mes jambes tremblent autant que possible et mon coeur est à deux doigts de lâcher.

Le combat est interminable mais, petit à petit, j’aperçois ma tête de ligne, synonyme de délivrance.

Après quelques derniers coups de tête, une nouvelle grosse carpe rejoint mon épuisette.

Un moment encore une fois gravé dans le disque dur que je partage immédiatement avec les “Brakassos”.


Un homme qui tient une grosse carpe miroiter dans l'eau.

Les réponses ne se sont pas faites attendre malgré leur scepticisme de la veille lorsque je leur ai partagé une vidéo d’un poisson qui m’avait clairement grillé sur le spot.


Carrément qu’ils m’ont dit que je pouvais me barrer tellement la réaction du poisson sentait le fion (mais pas comme les Wild hein, ils parlaient de mauvais fion ce coup-ci).


Bref, heureusement que je ne les ai pas écoutés ces connards, sinon j’aurais peut-être jamais eu la chance de rencontrer cette méga miroire !!!


Cela dit, les conditions restent compliquées et les poissons assez farouches.

Pas si facile de les localiser et de les maintenir sur zone, même si une dernière capture

viendra tout de même clôturer le séjour.

Moins imposante certes, mais tout aussi réjouissante.


Finalement, je suis rentré de vacances plus fatigué qu’à mon départ, mais je suis rentré

heureux et rempli d'un sentiment d’avoir progressé à travers de nouvelles expériences…


En conclusion, je dirais que ce début de saison m’a rappelé une chose

essentielle : Rien n’est jamais acquis, et encore moins dans la pêche.

Il faut constamment chercher, douter, s’adapter… et surtout y croire jusqu’au bout et suivre son putain d'instinct.

Chaque session est une leçon. À chacun d’en tirer le meilleur.


Mamat.


Mode YoutuBranleur ON :


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Bises

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